Ecole doctorale esthétique, sciences et technologies des Arts - ED 159 - Université Paris 8
http://www.edesta.univ-paris8.fr/spip.php?article1139
Scènes du monde
mardi, 19 septembre 2017
/ ED EDESTA

 

« Histoire du spectateur – XIXe-XXIe siècles »
 
Calendrier prévisionnel
Dates : 12/10, 26/10, 7/12, 24/01, 15/02, 22/03, 07/06
17h-19h
Société d’histoire du théâtre, 71 rue de Richelieu Paris 2e (Métro : Bourse, Pyramides, Palais Royal, Quatre-Septembre)
 
Le séminaire de recherche « Histoire du spectateur – 19e-21e siècles », animé par des chercheurs et doctorants de l’EA 1573 (Scènes du monde, création, savoirs critiques), axe « Histoire des formes spectaculaires : théâtre, opéra, pratiques hybrides », interroge la place du spectateur dans l’événement spectaculaire, tant du point de vue historiographique et critique, que du point de vue esthétique, social ou politique. Favorisant le dialogue interdisciplinaire, il cherche à décloisonner l’approche du spectacle par une diversité de méthodologies, de thèmes et de points de vue. Ainsi comment se représenter le regard et les émotions des spectateurs du passé ? Comment en rendre compte, à travers quels documents et sous quelle forme ? Quelles parcelles d’un moment, d’un lieu, d’une atmosphère, ces documents nous ont-ils transmis ? Qu’est-ce qui fait du spectateur le point d’ancrage d’un geste créateur politique ? Comme le public se cristallise-t-il parfois en communauté critique et esthète ? Où se forment les communautés spectatorielles « inavouables » d’aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’un spectateur émancipé ? un spectateur augmenté ? Comment les créateurs l’intègrent-ils dans leurs pratiques ? Quel est l’impact sur lui des médias et médiations ?
Le programme de l’année 2017-2018 comprend des interventions axées sur la musique, le cinéma, la théorie des médias, le théâtre, la performance et l’opéra. On interrogera plus particulièrement le rôle des technologies, des médias et des infrastructures dans le renouvellement des pratiques spectatorielles, de la fin du 19e siècle à notre époque.
En fonction des invités, certaines séances peuvent se dérouler en anglais.
Les doctorants de toutes les disciplines intéressées par l’art et la culture sont les bienvenus.
 
 
Le jeudi 12 octobre 2017
James Davies (University of California, Berkeley)

 

Katia Légeret

 

Performances de l’art vivant sur les scènes hybrides (musées, expositions)

 

mercredi 4 octobre au 10 janvier, amphi 4 bâtiment A, de 15h à 18h

Doctorants et Master 2

 

 

Ce cours s’inscrit dans les intérêts croissant des musées et des lieux d’expositions pour la danse, la performance, le théâtre, la musique. Réciproquement, ces espaces institutionnels s’intéressent aux dynamiques créatives de scènes artistiques souvent liés aux nouvelles technologies : installations, performances, conférences dansées, concerts et mises en scène dans les auditoriums, dispositifs de stations dans les lieux éphémères des expositions, parcours dans les collections permanentes et dans les jardins. Quels sont les genres de processus de création favorisant de telles transformations de l’espace muséal en scène des arts vivants et à partir de quelles théories sur l’inter/transculturalité ? Comment ces créations du spectacle vivant permettent-elles d’approcher l’œuvre d’une culture inconnue ou étrangère autrement que par une compréhension discursive ? Á partir d’exemples pratiques récents d’artistes ayant contribué à reconfigurer l’espace d’exposition et l’espace muséal, les étudiants seront invités à trois types d’expérimentations créatives dans une exposition du Grand Palais, en relation avec une œuvre en particulier. Le premier est interartistique : l’approche esthétique se fondera sur l’idée d’un art total où l’acteur s’inspire de la sculpture, en l’approchant par la danse, la poésie ou par la musique. Le second est inter/transculturel car il s’agit d’approcher l’altérité de l’œuvre de manière sensible, kinesthésique. Comment l’artiste invente-t-il un nouveau genre de spectateur-acteur, sans hégémonie du regard et de l’image ? Le troisième mode de réflexion sera interdisciplinaire et concernera la réception de l’œuvre par le public. 

En partenariat avec le RMN-Grand Palais, le MNAAG-Musée Guimet et en lien étroit avec des professionnels de la médiation culturelle, les étudiants prépareront en petits groupes un dispositif qu’ils expérimenteront in situ au Grand Palais, à l’occasion d’une exposition en cours. Ils auront ensuite à restituer les enjeux théoriques patrimoniaux et transculturels de leur approche esthétique et artistique d’une œuvre en particulier, dans un workshop organisé à l’auditorium du Grand Palais.